Territoire, espace personnel et relation interpersonnelle

 

A partir des études et des observations sur le marquage et la surveillance des territoires que s’approprient oiseaux, mammifères, poissons et primates il a été rapporté que l’homme délimite lui aussi son territoire. Edward Hall qui fut l’un des pionniers de l’étude des besoins spatiaux de l’homme permettent à prédire avec perspicacité les réactions d’autrui dans les situations d’interaction. Il est l’auteur de « proxémique » qui désigne l’étude de la distance que l’homme ressent comme nécessaire entre lui et les autres.

Posséder sa propre terre est un désir profondément ancré chez l’homme, qui correspond à son besoin de liberté spéciale

Un territoire, c’est l’espace qu’un individu revendique comme le sien : sa maison, sa chaise, sa chambre, l’habitacle de sa voiture, etc. qu’il indique comme sa possession.  L’occupant de son territoire peut se comporter comme un sauvage pour le préserver.

L’espace personnel augmente ou diminue en fonction des circonstances, comme cela est le cas chez les animaux, qui délimitent autour de leur corps un certain espace qu’ils revendiquent comme étant leur territoire personnel.

Comme l’animal, l’homme transporte avec lui sa « bulle d’air » personnelle, dont le volume dépend de la densité de population qu’il a connu dans son enfance (le territoire personnel d’un lion élevé dans la vaste savane africaine peut avoir un rayon de 50 km ou plus, selon la densité de population dans la région).

L’espace personnel est donc culturellement déterminé. A 12 ans un enfant a déjà intégré les quatre zones d’interaction qui forment son territoire.

Les distances ont tendance à diminuer chez les femmes. En effet, les femmes se rapprochent légèrement plus l’une de l’autre que les hommes entre eux ; elles se parlent de plus près et se touchent plus facilement.

Pour que les autres se sentent à l’aise en votre compagnie, la règle d’or consiste à garder vos distances. Plus la relation sera familière ou intime, plus vous pourrez vous approcher. Il est important, aussi, de prendre en considération, lorsque vous interagissez, les différences culturelles qui peuvent exister entre vous et votre interlocuteur.trice.

Voici les quatre « bulles » des habitants des sociétés occidentalisées:

 

Les quatre zones d’interaction

  1. La zone intime. Elle se situe entre le toucher et 45 cm (son rayon correspond à peu près à la longueur de l’avant-bras et inclut le toucher)

C’est la zone la plus « jalousement » gardée car elle est la plus rapprochée. Nous la protégeons au même titre que nos bien. Seules les personnes qui nous somme émotionnellement proches y sont admises : époux.se ; enfant, famille, parent, ami.e intime, animal de compagnie.

  1. La zone personnelle. Elle se situe de 45 cm à 1,20 m (son rayon correspond à peu près à la longueur d’un bras tendu)

C’est la « bulle » de convivialité. Cette distance correspond à la distance que nous tenons avec les autres lors d’un cocktail, avec des collègues lors d’une soirée d’entreprise ou des réunions entre amis.es.

  1. La zone sociale. Elle se situe de 1,20 m à 3 m.

C’est la zone relationnelle courante, la distance que nous maintenons avec son commerçant, les nouveaux collègues du bureau ou les inconnus à qui nous nous adressons.

  1. La zone publique. Elle se situe au-delà de 3, 50 m.

C’est la distance que nous aimons maintenir lorsque nous nous adressons à un large public.

 

Cet article a été réalisé grâce à l’ouvrage d’Allan et Barbara Pease.

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