La programmation neurolinguistique

Du fait que le traitement de l’information est différencié entre le cerveau gauche et le cerveau droit, les représentations mentales, les mots que vont utiliser les personnes sont caractéristiques de leurs dominances cérébrales.

La PNL fait le distinguo entre les visuels, les auditifs, les kinesthésiques, les olfactifs et les gustatifs. Chacun fait appel à des « prédicats » spécifiques, reliés à l’un des cinq sens, qui renseignent sur la manière dont la personne se représente un souvenir, une situation ou un événement. Ces « prédicats » sont des verbes, adverbes, adjectifs et expressions qu’une personne emploi pour s’exprimer.

 V – Visuel       Cerveau Cortical               83%

 A – Auditif      Cerveau limbique              11%

 K – Kinesthésique (le toucher)

 O – Olfactif 

 G – Gustatif    Cerveau reptilien                6% (KOG)

Les visuels utilisent dans leurs phrases des prédicats visuels.

Les corticaux droit ont une vision globale (hémisphère droit du cerveau).

Exemple du vocabulaire utilisé : voir, regarder, apercevoir, contempler, discerner, obscurcir, illuminer, visualiser, visionner, entrevoir, éclairer, clarifier, lumineux, sombre, transparent, colore, teinte, visible, brumeux, vague, flou, clairement, nettement.

Les corticaux gauches, plus analytiques et rationnels, ont un vocabulaire plus séquentiel.

Exemple du vocabulaire utilisé : savoir, apprendre, changer, chercher, choisir, comprendre, connaitre, créer, penser, reconnaître, se souvenir.

Les auditifs ont un vocabulaire plus sensoriel qui relève du cerveau limbique, celui des émotions.

Exemple du vocabulaire utilisé : entendre, écouter, parler, demander, dire, dialoguer, amplifier, questionner, accorder, chanter, sonner, bruire, assourdir, murmurer, gémir, grincer, hurler, crier, auditionner, rythmer, mélodieux, rauque, aigu, grave, discordant, symphonie, mélodieux.

Les kinesthésiques ont un vocabulaire qui fait référence au toucher.

Exemples du vocabulaire utilisé : toucher, palper, presser, pincer, bouger, monter, descendre, agiter, danser, faire, transporter, appréhender, souffrir, aimer, émouvoir, contacter, connecter, sensible, sensitif, tendre, dur, froid, chaleureux, tendrement, brutalement, doucement.

Les olfactifs feront appel à l’odorat.

Exemple du vocabulaire utilisé : sentir, humer, inhaler, empester, flairer, respirer, renifler, odorant, nauséabond, parfume, suavement.

Les gustatifs feront appel à leur sens du goût.

Exemple du vocabulaire utilisé : goûter, savourer, déguster, saler, sucrer, acide, acidulé, amer, âpre, poivre, rance.

Le vocabulaire préférentiel du quadrant limbique gauche ou du droit se distingue par les différences du traitement de l’information sur le plan neurologique.

Les praticiens de la PNL répertorient des dominances cérébrales à partir de l’analyse de l’expression verbale de leurs interlocuteurs.

Une fois qu’on connaît la grille de décodage proposée par la PNL, il est très facile de décliner des exemples de phrase type correspondant aux différentes typologies cérébrales.

Modélisation de stratégie du succès  Réflexion sur la PNL : M. Smith (philosophe et spécialiste des neurosciences depuis 35 ans)

Né au début des années 70 aux États-Unis, la méthode de la programmation neurolinguistique (PNL) a été inventée par John Grinder et Richard Bandler, deux psychologues férus de linguistique, mathématique et informatique.

Tous deux se sont consacrés à étudier les pratiques de plus brillants psychothérapeutes de l’époque afin de vérifier quels points communs sous-tendaient leur réussite et de les modéliser. C’est sur ce concept que repose l’essence de la PNL: la modélisation des stratégies de succès.

Contrairement à la psychologie analytique, la PNL ne pose pas la question du « pourquoi », mais celle du « comment ». Son intérêt se limite aux moteurs de l’action des individus et des groupes.

Par exemple, la PNL parle de calibration, c’est-à-dire ce qui consiste à se synchroniser automatiquement sur nos interlocuteurs.

La PNL s’intéresse à la cohérence entre le langage verbal et le langage non verbal, aux postures, comportements, et au vocabulaire utilisé.

La PNL n’a rien de scientifique, c’est une méthode reposant sur des techniques pratiques, elle ne repose sur aucune base sérieuse de neurobiologie ou de linguistique.

À la Société Française de psychologie on dénonce une sorte de bricolage enrobé dans un discours séduisant. Aucune étude scientifique n’a, jusqu’à lors, montré des approches comme la répartition des individus en trois catégories sensorielles (visuel, auditif, kinesthésique).