Intelligence de vie

 

L’étymologie du mot intelligence : inter legere : choisir entre, discerner et ajoutons à cette signification relier, calculer, évaluer, anticiper, deviner.

L’intelligence de vie, nul ne la mesure, nul ne songe à l’éduquer et pourtant, dans la vie, elle est décisive.

Cette intelligence de vie, cet « art de vivre » ne dépend ni de l’intelligence intellectuelle, ni de la fortune, mais d’une certaine sagesse naturelle qui tient à distance les conflits et les frustrations. C’est un équilibre mystérieux, largement indépendant des performances de vocabulaire et certainement lié à une stabilité émotionnelle qui fait que l’on s’adapte à sa condition humaine sans imposer à son entourage une agressivité résultant d’un sort contraire ou des incertitudes de l’existence.  Chez les Inuit, peuple esquimau du Grand nord, une des plus grandes injures, c’est de dire à quelqu’un : « Tu ne sais pas vivre ! »

« Connais-toi toi-même. Sois toi-même. Devient ce que tu es. » Socrate

Au quotidien, sauf motivation positive, l’être humain est d’abord paresseux et distrait. Son cerveau aime voir confirmer les croyances et certitudes. Cette confirmation devient une vue mentale de l’esprit et encourage à formuler des mémoires. Partielles en faveur de ce qui confirme les certitudes et à oublier ou rejeter ce qui déstabilise, c’est la dissonance cognitive.

Nietzsche écrivait dans l’ouvrage Vérité et mensonge au sens Extra Moral : « Le pire ennemi de la vérité ce n’est pas le mensonge, mais les certitudes ».

En un mot, il faut apprendre à désinstaller les « pourriciels » mentaux négatifs dans le cerveau, avoir une image de soi positive et reprendre le contrôle de la vie mentale qui est une libération et la première des étapes vers le discernement. 

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