Le lexique

Les neurones

Le neurone communique en permanence avec les autres neurones. Il ne se divise pas, mais peut modifier ses connexions.

Dendrites : Ce sont les branches du neurone qui récupèrent les stimulis. Un neurone en possède de 1 000 à 10 000. Par l’apprentissage et le travail intellectuel chaque neurone peut fabriquer des dendrites supplémentaires dont le nombre peut varier de 1 à 100 000. Le cerveau peut donc apprendre et se développer tout au long de la vie.

Corps cellulaire : C’est dans le corps cellulaire que se combinent les influx électriques captés par les dendrites.

Axone : C’est le tronc du neurone qui transmet électriquement l’information. L’axone peut mesurer de quelques microns à plus d’un mètre.

Terminaisons axonales : Ce sont les racines du neurone dans lesquelles le flux électrique est réparti. Un axone en possède plusieurs milliers.

Boutons synaptiques : C’est dans les boutons synaptiques que les signaux électriques se transforment en signaux chimiques.

Processus de connexion entre neurones

Pour se transmettre d’un neurone à l’autre, l’information électrique est transformée en signaux chimiques par les boutons synaptiques au moyen des neurotransmetteurs pour stimuler les dendrites des neurones voisins.

Synapse : Connexion entre deux neurones séparés par la fente synaptique, endroit où l’information passe d’un neurone à l’autre chimiquement.

Neurotransmetteurs : Substances chimiques permettant à l’information de passer d’un neurone à l’autre de la synapse.

Les neurones en chiffres:

  • Le cerveau comporte 86 milliards de neurones.
  • Chaque neurone établit jusqu’à 500 000 connexions avec les autres (10 000 en moyenne).
  • La vitesse de transmission de l’information par les neurones varie de 2 à plus de 300 km/h.
  • Chez l’embryon humain 250 000 neurones naissent par seconde.La longueur de l’ensemble des neurones est de 1 000 km, soit 1 million de milliards d’interactions.
  • À partir de 40 ans les neurones meurent au rythme de 50 000 par jour.

Dernière nouvelle:

Les adultes produisent bel et bien de nouveaux neurones. Des scientifiques espagnols se sont penchés sur l’affaire, après une publication de 2018 qui a semé le doute entre les chercheurs qui, n’avaient visualisé aucun signe de neurogenèse chez l’adulte humain. Finalement les travaux publiés dans la revue « Nature » ont confirmé que notre cerveau produit bien de nouveaux neurones, et ce jusqu’à l’âge de 90 ans !

Les chercheurs ont réalisé des autopsies de personnes âgées de 14 à 79 ans, décédées brutalement alors qu’elles étaient en bonne santé. Ils ont trouvé que même les cerveaux les plus âgés produisaient de nouvelles cellules. D’après les auteurs, la neurogenèse continue dans l’hippocampe à l’âge adulte, et même au cours du vieillissement, au-delà de 70 ans.

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-cerveau-fabrique-nouveaux-neurones-jusqua-90-ans-plus-35686/

Dr. Roger W. Sperry

Roger W. Sperry (1913 – 1994), neuropsychologue et neurophysiologiste américain, est reconnu par ses travaux sur les connexions entre les hémisphères cérébraux, qui lui ont valu un Prix Lasker en 1979 et le Prix Nobel de Medecine en 1981.

A partir des années 1950, Roger Sperry pratique à Caltech de PasadenaCentre de Recherche neurologique, la callosotomie chez les patients atteints de l’épilepsie. A travers ses travaux, il décrit le rôle singulier de chaque hémisphère cérébral dans la perception du langage et de l’espace, dans la reconnaissance des objets et des visages, les jugements de valeurs, le raisonnement ou l’affectivité. Dans ses recherches au sujet de l’asymetrie cérébral, il met en évidence la capacité de chaque hémisphère à formuler une réponse indépendamment de l’autre. 

Le fonctionnement des deux hémisphères du cerveau:

Cerveau gauche: 

Analyse / Langage / Parole / Écriture / Chiffres / Raisonnement / Goût du détail / Logique / Verbe / Temps
Séquentiel / Déduction / Mathématique / Directif / Les paroles d’une chanson / Sens pratique
Sens du concret / Sens du respect

Cerveau droit: 

Synthèse / Spatialisation / Pensée sans langage / Rêve / Couleurs / Imagination / Globalité / Intuition / Vision
Espace / Multitâche / Induction / Créativité / Flexible / Air d’une chanson / Idées abstraites
Sens artistique / Sens du futur

Les fonctions d’évaluation des quatre préférences cérébrales issus des travaux de Roger Sperry: 

Cortical gauche: Analyse / Rigueur / Logique / Raisonnement / Critique / Évaluation / Technique / Expertise

Limbique gauche: Contrôle / Méticulosité / Fiabilité / Esprit conservateur / Organisation / Planification / Gestion / Réalisation

Limbique droit: Relation avec autrui / Communication / Pédagogique / Impulsivité / Sociabilité / Emotion / Perspicacité / Inclination spirituel

Cortical droit: Création / Innovation / Imagination / Synthèse / Stratégie / Intuition / Simultanéité / Esprit libre

L'hémisphère gauche et l'hémisphère droit

Les êtres humains possèdent deux hémisphères cérébraux dont les fonctions intellectuelles et mentales sont différentes et complémentaires:

Hémisphère gauche est siège de la parole, de la pensée logique et rationnelle, du calcul mathématique. Il est verbal, analytique, déductif et linéaire. L’hémisphère gauche fonctionne dans le temps. Il ne sait faire qu’une chose à la fois. Sa faculté d’œuvrer dans l’ordre le rend rigoureux, discipliné, concret.

Hémisphère droit est siège de la relation à autrui, de la vision, de l’imagination. Il est non verbal, synthétique et créatif. L’hémisphère droit associe, voit globalement, va à l’essentiel, procède par intuition. Il est facilement distrait, se concentre difficilement. Il ne sait faire que plusieurs choses à la fois (humour, imagination, savant fou, artiste).

Notre type de communication et nos représentations des choses dépendent de quelle partie de ces hémisphères nous utilisons en priorité.

Dr. Paul D. MacLean

Dr. Paul D. MacLean (1913-2007) : médecin et neurobiologiste américain, auteur de la théorie dite du cerveau tri-unique selon laquelle l’évolution du cerveau dans le règne animal se retrouve dans la structure du système nerveux central humain avec un étage reptilien, un étage limbique et enfin le néocortex. Il a reçu une distinction de Karl Spencer Lashley Award en 1972. Le système du tronc commun était complet chez les reptiles. Le système limbique a constitué chez les premiers mammifères un cerveau antérieur ou « cerveau viscéral », selon l’expression de l’inventeur de cette notion, l’Américain Paul. D MacLean, dans son fameux article de 1949 « Psychosomatic Disease and the visceral brain » paru dans la revue Psychosomatic Medecine.

La théorie du cerveau tri-unique selon Dr. Paul Maclean:

3. Système cortical: pensée abstraite, idées, langage, symboles

2. Système limbique: relations sociales, empathie, compassion, vie de groupe, émotions

1. Système reptilien: se rapporte essentiellement à la survie de l’individu et de l’espèce

Ceci démontre les trois étapes de l’évolution du développement du cerveau des mammifères.

 

Le cerveau tri-unique

Cerveau reptilien – le gardien de nos 5 sens: l’odorat, le toucher, le goût, l’ouïe, la vue.

Il est appelé cerveau reptilien (ou cerveau primitif ou cerveau archaïque ou noyau amygdalien) parce qu’il est le plus ancien. Le cerveau reptilien gère l’instinct de survie comme l’agressivité instinctive, la reproduction de la race. Mais aussi les tics, les comportements automatiques, le territoireLe cerveau reptilien est préprogrammé et donc incapable d’adaptation. Quand le reptilien est stimulé, les mêmes causes ont toujours les mêmes effets.

Cerveau limbique – le gestionnaire de nos émotions et de la mémoire. C’est le cerveau social. Il est alimenté uniquement de l’environnement.

Superposé au reptilien, le cerveau limbique est situé au bord du cortex. Il gère les pulsions, les émotions, les sentiments, l’empathie, les croyances, l’intégration au groupe, les sentiments de sécurité et d’insécurité, les pulsions d’attaque et de défense. Quasi-vierge à la naissance, il s’imprègne de toutes les expériences vécues. En fonction de sa mémoire, il filtre les informations perçues par le reptilien, les accepte, les refuse et les interprète avant qu’elles n’arrivent au cortex.

Cerveau cortical – c’est le stade de la reconnaissance de l’objet comme réalité extérieure. Il gère les pensée abstraite, les idées, le langage et les symboles

Dernière évolution cérébrale, le cortex surplombe les deux cerveaux primitifs qui lui communiquent les informations qui l’alimentent.  A partir de ces informations, ses capacités sont infinies. Il gère la capacité d’abstraction, le langage et les concepts, la notion de l’espace, la conscience, l’adaptation à l’environnement, l’association des idées. Il a la faculté de recombiner à l’infini les éléments mémorisés, donc l’imagination, la créativité, l’originalité.

Ces trois formations constituent une hiérarchie de trois cerveaux en un, un cerveau « tri-unique ». Cette situation indique que nous sommes obligés de nous voir et de voir le monde avec les yeux de trois mentalités différentes.

Le corps calleux

Le corps calleux est un faisceau composé en moyenne de 200 millions de fibres nerveuses qui relie les deux hémisphères du cerveau. C’est la plus importante commissure du cerveau, car elle relie les quatre lobes du cerveau entre eux (lobes frontaux, temporaux, pariétaux et occipitaux gauche et droit). Le corps calleux assure donc le transfert d’informations entre les deux hémisphères et ainsi leur coordination. Le corps calleux s’est développé avec l’apparition du calcul et de l’écriture.

Le nombre de connexions de la partie postérieure du corps calleux, le splénum, est plus développé chez la femme. Chez la femme le corps calleux est plus volumineux, avec 20% à 30% de connexions en plus entre le cerveau gauche et droit. Cela signifie que les deux hémisphères cérébraux communiquent mieux et plus facilement chez la femme, ce qui lui permet de jongler avec deux, trois ou quatre activités simultanées. Celui de l’homme a moins de connexions entre les deux hémisphères. Son cerveau est est donc séquentiel.

(Cerveau de l’homme et de la femme vu par l’imagerie par tenseur de diffusion. Celui d’en haut, représente en bleu les connexions internes repérées sur 428 hommes. Les connexions sont « verticales », et courent principalement à l’intérieur de chaque hémisphère. Le cerveau du bas représente en orange les connexions internes repérées sur 521 femmes. Elles sont majoritairement « horizontales », reliant entre eux les deux hémisphères cérébraux.)

Les quatre préférences cérébrales

Chacun d’entre nous utilise les quatre dimensions du cerveau mais le caractère, l’éducation, les expériences, la profession, l’environnement familial et socioculturel font que nous choisissons de privilégier tel ou tel des quadrants cérébraux.

Le profil de préférence cérébral indique dans quelle proportion nous mettons en œuvre chaque quadrant du cerveau. Nous pouvons avoir un, deux ou trois quadrants préférentiels, plus rarement quatre.

Le cortical gauche 

C’est le domaine responsable du langage et de l’aptitude au calcul. Une dominante corticale gauche se traduit par un goût pour les chiffres, la précision la rigueur ; l’accent est mis sur les aspects techniques.

Le limbique gauche 

C’est la partie émotive de l’hémisphère gauche, celle qui est stimulée par la crainte et la recherche de sécurité. Elle pousse à la planification, l’organisation et l’administration. Elle s’incarne dans la prudence, le goût du travail bien fait et du détail, la vérification, le respect des traditions, le recours aux méthodes qui ont fait leur preuve.

Le limbique droit 

C’est la partie émotive de l’hémisphère droit. Elle est orientée vers l’ouverture à l’autre et le goût pour les relations humaines. Le besoin de contact, de parler, d’être aimé(e) est caractéristique du limbique droit. Sa sensibilité se manifeste d’abord par le souci d’écouter, de communiquer et d’harmoniser tant au niveau individuel que celui d’un groupe.

Le cortical droit 

C’est la composante intellectuelle de l’hémisphère droit avec sa capacité à synthétiser, imaginer, associer deux connaissances acquises pour en créer une nouvelle. Grâce au cortical droit nous pouvons faire plusieurs choses en même temps, innover, prendre des risques, aller de l’avant, anticiper l’avenir, trouver par intuition, avoir une vision globale. Cette dominante, associée à un bon limbique gauche, fait les grands hommes d’affaires et politiciens.

Le nerf vague

Dans les intestins se trouve le système nerveux entérique (S.N.E) (en anglais « Gut brain » : cerveau viscéral) qui est relié au cerveau supérieur par le très important nerf vague.

Le nerf vague est un « pacificateur ». C’est lui qui donne un bon ou mauvais tonus ; faible, il peut être associé à un profil anxieux, a une mauvaise régulation des émotions selon les dernières découvertes de la neurogastroentérologie.

Le nerf vague est comme le bouton « off » de l’inflammation. Une diminution chronique du bon fonctionnement vagal va prédisposer au stress fréquent et aux troubles comme la dépression et le « burn-out ». Il peut être stimulé naturellement grâce au yoga, à l’hypnose ou la méditation.

Le stress

Au commencement de son histoire, l’homme a dû lutter pour survivre et s’imposer dans une nature hostile et notre cerveau a bâti trois types de réponses pour une stratégie de survie à court terme : FUITE – LUTTE – INHIBITION, selon la théorie du cerveau tri-unique Dr Paul MacLean (reptilien – limbique – cortical,) et celle d’Henri Laborit illustrée dans le film célèbre d’Alain Resnais Mon Oncle D’Amérique.

Ce stress défensif, externe, sert à se défendre d’un danger ou d’un ennemi externe.

Nous ne nous stressons pas tous pour les mêmes raisons, dans les mêmes conditions, ce qui est inquiétant pour l’un sera stimulant pour un autre.

Ce sont en fait nos pensées, nos cognitions incohérentes qui déclenchent le stress, ce stress humain, cognitif est donc d’origine interne.

L’origine du stress:  déficit de notre Capacité d’Adaptation personnelle.

Le coaching

L’usage du mot coaching est apparu en France et en Europe au milieu des années 1990, en provenance d’Amérique du Nord. Le mot « coaching » désigne un processus pédagogique d’apprentissage. Les précurseurs de cette approche, Tim Gallwey et John Whitmore ont décrit leurs méthodes d’accompagnement spécifique dans le monde du sport dès les années 1980 en évoquant « the inner game ».

Le terme coach est anglais mais il est tiré du mot français cocher. Lequel provient du hongrois Kocsis.

Le cocher ne choisit ni ses passagers ni la destination de ces derniers. Son intervention consiste uniquement à aider les voyageurs, qui le désirent, à atteindre la destination qu’ils se sont fixés. Et l’on retrouve la philosophie du coaching dans l’étymologie du mot …

Le terme a donc déjà traversé l’Atlantique une fois et il nous revient maintenant sous sa forme américaine. Il n’est pas toujours facile de traduire littéralement un mot. Pour le verbe “ to coach ”, on retrouve les notions de préparer, motiver, accompagner voire entraîner (à ne pas confondre avec le verbe “ to train ” qui signifie former).

Le coaching est apparu aux États-Unis au début des années 1960. Il plonge ses racines dans la cybernétique (à partir de 1942), l’école de Palo Alto (à partir de 1953) et le New Age (à l’Institut Esalen en Californie, à partir de 1961) et l’observation de thérapeutes hors du commun (Milton Erickson, Viginia Satir, Fritz Perls).

A propos des origines des mots, un autre mot qui comme COACHING n’est pas traduit dans le langage courant de l’entreprise, il s’agit de MANAGEMENT (issu du vieux mot français « manège ») : art de conduire son activité avec la même maîtrise et efficacité que la dextérité du cavalier menant son cheval.

La carte mentale et le territoire

Nous vivons en permanence dans deux mondes : le monde des idées, des concepts et des croyances, et le monde des faits. Ce sont la Carte mentale et le Territoire qui représentent ces deux mondes.

Nous agissons et en même temps, nous portons un jugement classant et expliquant ce que nous venons de faire et pourquoi.

Cette situation nous entraine bien souvent à des conduites cognitives erronées, car nous finissons par confondre ces deux mondes en pensant que nos idées et les faits qu’elles représentent sont de même nature et entièrement superposables.

Nos croyances et nos opinions ne sont pas la réalité, mais seulement la représentation que nous nous en faisons, biaisée par nos préférences cérébrales personnelles.

« De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité » (Paul Watzlawick)

On ne le dira jamais assez, un exemple n’est pas une preuve, mais seulement l’illustration concrète d’un propos plus général ou d’une croyance.

Le monde de la Carte mentale est celui du pourquoi, du Territoire celui du comment.

Vous avez des questions, Contactez-nous pour un audit sans engagement de votre part.

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